Derek Sivers is a cool bloke. A questionable haircut but still : a great guy.

Graduated from Berklee school of music, likewise some obscure producers such as Quincy Jones or immense jazz guitarists (Pat Metheny, Bill Frisell and John Scofield), he does know a tad about music.

He set up CDBaby, online store selling albums by independent music artist, and now offers consulting services for wannabe musician artists. Incidentally he also happens to be a great blogger often referred to by some Heavy Mental heroes like 37Signals. Being at the exact intersection between music industry, lifehacking and attention economy it was just a matter of time before I start waxing lyrical about his work.

He offers on his web page a free book : How to call attention to your music : you just need to register (you’ll then get a nice personal e-mail from Derek himself).

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Bordeaux, Texas

[Autopromotion] Le nouveau 6 titres de Supernormal est maintenant en ligne. Les longues heures de travail qui justifient l’absence de nouveaux billets sur Heavy Mental.

Des morceaux plus calmes et moins pop que Nos Vies Electroniques e.p, avec comme horizon avoué la scène sadcore californienne des 90s (American Music Club, Red House Painters, Idaho, Mazzy Star etc …). Read the rest of this entry »

Ha(pu)dopi

April 10, 2009

Non pas pour partager le triomphe bien triste des opposants à la loi. Mais pour continuer dans la démagogie sur le sujet : un lobbying de professionnels de cinéma contre la loi Hadopi sous pretexte qu’il s’agit d’une loi “démagogique” et qui se plaint qu’il n’existe de “plateforme unifiée de téléchargement des œuvres à prix accessibles et sans DRM“.  Read the rest of this entry »

(Via Joseph Ghosn avec qui Heavy Mental partage l’honneur du blogroll d’Aymeric).

The Pains of Being Pure at Heart, donc, groupe New Yorkais élevé aux Pastels, à Jesus & Mary Chain et à My Bloody Valentine – (MBV au sujet desquels Robert Smith, qui en connait un rayon, dit en 89 que l’écoute de leurs chansons procurait la même sensation que le premier baiser sur la bouche).

Bref : à tous ces groupes qui sont apparus sur la carte musicale du public français grâce aux indispensables Inrockuptibles des débuts, le bimestriel de 87 à 91. Indie pop pur beurre, beurre dont on fait des madeleines comme le rappelle si bien Ghosn dans son billet.

Encore un effort et on en finit pour de bon avec le revival early 80s post-punk. Emergera alors le revival de la bande son de mes 20 ans comme l’annoncent avec grâce The Pains of Being Pure at Heart ou ces autres New Yorkais de Asobi Seksu .

Hadopi Kundra

March 16, 2009

Pour faire court : Hadopi : je suis pour. Pas pour cette loi en particulier mais pour une loi qui permette à un nombre plus grand et plus varié d’artistes de vivre de leur travail. Celle-ci ne me semble pas plus bête qu’une autre.

Une discussion interessante sur le blog de Jacques Attali.

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(Once again, Via Raoul le chien, tête chercheuse inépuisable des trésors du net) : Thru-you : le projet fou du Kutiman, producteur israelien qui concasse tout Youtube pour en faire 8 titres de funk/electro-soul/lounge/trip-hop/drum’n'bass/dub de classe internationale.

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Came from heaven

February 13, 2009

warmtone

C’était il ya un peu plus de 10 ans, la queue de la comète trip-hop sur le label Melankolic de Massive Attack. Alpha sortait son 1er album Come From Heaven. Des arrangements soyeux recréés en home studio, des chansons cinématograhiques en petit comité, portées par des voix renversantes. Dont celle de Martin Barnard que l’on a retrouvé (via papiermachine) à travers son travail de photographe.

Une meme lumière bienveillante, distillée cette fois ci sur des personnages plutôt à la marge. Un travail et une sensibilité, une fois encore, remarquables.

Une très belle vidéo de Danakil pour Poni Hoax.

De l’electro-pop 80s racée, grave et désinvolte, légère et désabusée. Dandy quoi, à l’image d’Images of Sigrid, leur second LP sorti cette année. Un peu long et monolithique, frappant le fer de leur new wave de façon quasi obsessionnelle, on pourra lui préférer le 1er LP, dont on a déja fait la promo ici, plus varié et moins intransigeant.

Cela demeure toutefois hautement recommandable. En particulier pour le talent de Nicolas Ker, ses textes, lézardés de poésie fulgurante, et sa voix (filiation Nick Cave, Morrissey garantie). Textes et voix que l’on retrouve aussi chez Diplomatic Shit, Paris ou encore Joakim, sur l’excellent single Lonely Hearts. Textes et voix, enfin, qui surpassent de la tête et des épaules tout ce qui se fait dans cette mouvance de ce coté ci de la Manche et de l’Atlantique.

Le clip est à l’avenant et entrecroise avec délicatesse des thèmes visuels inattendus : nudité androgyne de l’actrice, poisson agonisant et ses branchies, aiguille, peau laiteuse, test de grossesse, bulle de savon géante comme un ectoplasme humide errant dans un aéroport vide. Pour un résultat à l’érotisme cru et chic, désabusé et tragique, incarnant en quelques minutes de beauté saisissante les { vie, mort, fragilité, solitude, absence, questionnement, vulnérabilité, intimité } de l’individu post-moderne.

Meme from Mindapples (via Euan Semple). The five things that keep me mentally well :

  • Make sense : read/listen/watch, think, talk/write/act
  • Love
  • Music : listen to, play guitar, sing, write songs, read about, write about
  • Exercise
  • Be enthusiastic and grateful

Help yourself and give me five.

Happy new year to the whole world.


Totem incontournable de la scène underground de Bordeaux, gérant du mythique El Inca, Milos est lui aussi musicien. Membre du duo post rock Standard Flower Bomb, il travaille en parallèle avec le collectif Iceberg sur un versant plus calme et acoustique : Milos Unplugged. Read the rest of this entry »

I know I’m a bit late on this one. Anyway : if you ever happen to be asked for an example of 00’s specific art form, here is a wonderful example.

Hyper-technological + tongue in cheek + stunning + hilarious + groovy = Amateur by Lasse Gjersten.

God bless youtube.


leonard cohen

Hallelujah set to be a Christmas No 1 and 2 | Music | The Guardian.

My favorite song – ever. Personal favorite versions :

1) Rufus Wainwright

2) Jeff Buckey

3) John Cale

4) Leonard Cohen

God knows I love Leonard Cohen. But no matter how beautiful this song is, his version is just too much.

J’ai chroniqué cet album dans un fanzine étudiant lors de sa sortie en 1991.

A l’époque, fasciné par son parfum coriace, j’avais entretenu avec ce disque une relation quasi obsessionnelle, l’écoutant en boucle comme hypnotisé par ce trop plein de vie. Tout ce que j’écoutais d’autre me semblait fade, sans saveur, vide. Rares sont les albums avec lesquels j’ai partagé une telle intimité.

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Ce matin sur Radio Sauvagine. Entre une sortie de rocade sinistre sous la grisaille et l’arrivée au bureau dans une ZAC quelconque en périphérie d’une grande ville, le temps a suspendu son vol durant 3mns. Celle du remix de CSS de The City, The Airport par Loney, Dear.

Ce n’est pas tous les jours que l’on tombe sur une mélodie d’une telle beauté stupéfiante.  Une évidence biblique dans la progression harmonique jusqu’à ce qu’elle reboucle en une arabesque inattendue. Juste lorsque l’on se remet à peine, médusé, du couplet on chute dans la béance tout aussi irréelle du refrain.

Si le remix de CSS est comme un écrin discret et improbable pour mieux mettre la mélodie en valeur, l’interprétation live dans la vidéo ci-dessus la met à rude épreuve en la soumettant à diverses torsions (les cuivres haletants), à la pulsion rapide de forces contraires.

On pense à la fois à l’exaltation candide du 1er LP des Guillemots et la dynamique d’orfèvre de Belle And Sebastian.

La grâce de la pop musique : transformer le plomb d’un commuting en un moment magique.

Les 00s sont la 3eme décennie musicale que j’observe avec passion en essayant d’en comprendre les courants, inflexions et tectonique.

Si on veut schématiser, on peut avancer que les 80s étaient écartelées entre le cynisme du post-punk (XTC, Joy Division, Wire, etc …) d’une part et le rock pompier (U2, Simple Minds, ce genre de choses) de l’autre. Les 90s étaient celles d’une musique désabusée et mélancolique (Radiohead, Jeff Buckley, Elliott Smith, Nirvana, trip-hop, Sadcore Californien). Dans les deux cas : du rock adulte.

La décennie 00 sera celle de la prise de pouvoir des teenagers (pas que le groupe, bien qu’il incarne aussi cette mouvance) : le rock est redevenu non seulement une musique mais l’essence même de l’expression de la jeunesse.

Arrogance crâne, rejet en bloc du monde adulte, irrévérence, désir de multiples expériences sensorielles (et autres), énergie hormonale, cette musique là, la génération précédente ne pourra pas se la réapproprier.

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