Après l’édition Vive la Politique de l’an dernier, le second forum de libération démarre aujourd’hui. Le thème : la mondialisation.

Le principe, toujours le même : des sessions d’une heure avec une thématique, deux interlocuteurs et un médiateur.

En raison d’un certain nombre de frustrations exprimées l’an dernier, Max Armanet reportait ce matin sur France Culture que les organisateurs avaient décidé pour cette édition de laisser une place aux questions des spectateurs.

Confrontations entre perpectives différentes, réflexions collectives, diffusion gratuite sur internet, contribution du public : un authentique espace démocratique où la pensée prévaut sur l’image et le spectaculaire. Un excellent antidote contre la démagogie, le populisme et le prêt à penser.

On n’en a pas trop l’habitude de le faire ici alors profitons-en : big up pour libé.

Forum de Grenoble de Libération 2008 : Programme du Forum.

Compte rendu dispo ici.

Destroying happiness

August 26, 2008

A test of the new Press This WordPress feature.

A journalist asked me, Most people have a better standard of living today than Louis XIV did in his day. So why are so many people unhappy?

What you have doesn’t make you unhappy. What you want does.

And want is created by us, the marketers.

Marketers trying to grow market share will always work to make their non-customers unhappy.

It’s interesting to note that marketers trying to maintain market share have a lot of work to do in reminding us that we’re happy.

Seth’s Blog.

Un Feuilleté 2008

July 27, 2008

Le break à l’ile de Ré a tenu toutes ses promesses. Une lumière magnifique (que l’on a payé au prix fort : vent tous les jours), de splendides ballades en vélo parmi des congénères bobos de centre gauche, des joggings matinaux sur la plage à marée basse, des huîtres fraîches, du vin blanc, du pineau et des glaces sur le port de Saint Martin en Ré (majeur – désolé).

Le temps, tout comme l’an dernier, de faire le plein de lecture. Au programme : du polar (Millenium I sur lequel je n’épiloguerai pas l’épatant Charles l’a déjà remarquablement bien fait) et des bouquins pros sur lesquels je reviendrai, offerts durant le séminaire Université du SI : Une Politique pour le Système d’information (rédigé par des collaborateurs d’Octo) et Le But de Eliyahu Goldratt, l’auteur de la théorie des contraintes.

Car l’été c’est aussi le moment de se repaître de presse magazine …

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Dans le cadre du festival de Cannes, l’épatant Ali Baddou a réalisé quelques éditions des matins de France Culture sur la croisette. Celle du 23 Mai 2008 avait pour sujet la critique cinématographique. Parmi les invités, le précieux Gérard Lefort, responsable des pages cultures de libé, et ses petits arrangements avec les champs d’application de la critique et du débat artistique.

Gerard Lefort

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De la haine de qualité

August 20, 2007

Judith Bernard et le hérisson

Robert Mitchum love hate

J’en ai déjà parlé ici : comment l’élégance du hérisson et son succès inattendu (350.000 ventes à ce jour) exaspère prodigieusement notre intelligentsia officielle. Aujourd’hui Judith Bernard.

Que Marc Levy ou Guillaume Musso vendent leur soupe inoffensive à la tonne passe encore ; qu’une prof de philo de Province fasse de même dans un ouvrage où on retrouve de longues tirades sur Husserl, Tolstoï ou le cinéma d’Ozu, là, non ce n’est juste plus possible.

Que, de plus, on se moque ouvertement dans cet ouvrage de la bourgeoisie de gauche (la mère de Paloma, hilarante avec son psy bidon, sa culpabilité de gauche, ses escarpins Manolo Blahnik, et ses nappes à 240€) ou des élèves de normale sup’ (sa soeur detestable et ses copains arrogants qui se la jouent cool, parfaitement croqués) : la guerre ouverte est déclarée.

Dans sa descente en flamme du livre, Judith parle de la haine qu’elle lit dans le livre de Barbery :

Et très vite c’est devenu odieux. Mais vraiment odieux. Je n’ai jamais dit ça d’un livre avant celui-là. Dans celui-là il y a tant de haine que je me suis mise à le haïr. C’est un livre qui transpire la haine sociale : la haine des riches, invariablement cons, prétentieux, et vulgaires.

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