catcher in the rye

Bibliothécaire de son état et chanteur du groupe dans lequel je jouais alors, mon ami Jean-Jacques entreprit de m’offrir pour mes vingt ans tout un pan de la littérature américaine du XXème siècle.

Attendri par mon enthousiasme candide pour les auteurs américains, enthousiasme suscité par la lecture de Philippe Djian - on entre en littérature comme on peut - ce bon Jean-Jacques décida de m’ensevelir sous un monceau d’extraits d’âme américaine. Grâce lui soit rendue.

Au programme : Hemingway (Pour qui sonne le glas, Des souris et des hommes), Dos Pasos (42eme parrallèle), Faulkner (Le bruit et la fureur), FS Fitzgerald (Tendre est la nuit, Gatsby le Magnifique), Jack Kerouac (Sur la route), John Fante (Bandini) et, perle parmi les perles, L’Attrape Coeurs de JD Salinger.

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netocrates

J’ai déjà parlé de Alexander Bard. Il fait aujourd’hui (quoi, le mois dernier) la une de Chronicart - les éditions web et papier - dans le cadre de la traduction et de sa publication en France de l’essai qu’il a co-rédigé avec Jan Söderqvist : Les Netocrates.

Les deux suédois avancent ici leur théorie : nous entrons dans une nouvelle ère qui signe la fin de l’ère capitaliste : la nétocratie. Leurs réflexions sur la société, les technologies, le culture occidentale, le marxisme, la bourgeoisie ou encore l’humanisme sont radicales et rafraîchissantes. Et résonnent d’un écho particulier pour ceux qui, comme moi, sont fascinés par l’influence grandissante des technologies de la communication sur notre société, sa fluidification et sa plus grande transparence.

Selon eux l’âge de l’information sera transparente, implacable, ultra-matérialiste, sera l’ère de la méritocratie et mettra un terme à l’hégémonie de la bourgeoisie capitaliste conservatrice et sa croyance en l’humanisme. Extraits de l’entretien paru dans le numéro #42 du magazine et publié aujourd’hui en ligne. Etes vous un nétocrate ? Pour le savoir ..

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De la haine de qualité

August 20, 2007

Judith Bernard et le hérisson

Robert Mitchum love hate

J’en ai déjà parlé ici : comment l’élégance du hérisson et son succès inattendu (350.000 ventes à ce jour) exaspère prodigieusement notre intelligentsia officielle. Aujourd’hui Judith Bernard.

Que Marc Levy ou Guillaume Musso vendent leur soupe inoffensive à la tonne passe encore ; qu’une prof de philo de Province fasse de même dans un ouvrage où on retrouve de longues tirades sur Husserl, Tolstoï ou le cinéma d’Ozu, là, non ce n’est juste plus possible.

Que, de plus, on se moque ouvertement dans cet ouvrage de la bourgeoisie de gauche (la mère de Paloma, hilarante avec son psy bidon, sa culpabilité de gauche, ses escarpins Manolo Blahnik, et ses nappes à 240€) ou des élèves de normale sup’ (sa soeur detestable et ses copains arrogants qui se la jouent cool, parfaitement croqués) : la guerre ouverte est déclarée.

Dans sa descente en flamme du livre, Judith parle de la haine qu’elle lit dans le livre de Barbery :

Et très vite c’est devenu odieux. Mais vraiment odieux. Je n’ai jamais dit ça d’un livre avant celui-là. Dans celui-là il y a tant de haine que je me suis mise à le haïr. C’est un livre qui transpire la haine sociale : la haine des riches, invariablement cons, prétentieux, et vulgaires.

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Les lectures du lagon

August 1, 2007

Bon je vais pas en faire une thèse non plus mais lire sur la terrasse en bord de lagon est une sensation intellectuo-sensorielle qui confine à la béatitude.

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Lo Tech Poetry

June 6, 2007

Miranda July - No one belongs here more than you

I just love that :

Miranda July no one belongs here more than you

Thomas Philippon Le capitalisme heritiers

Thomas Philippon Vs Droite/Gauche

Je travaille dans l’industrie informatique depuis 19 ans dont 3 ans passés au Royaume Uni et 5 en Suisse Alémanique. Les différentes approches du travail constituent un sujet fascinant, qui m’interpellent profondément et me questionnent.

J’ai entendu Thomas Philippon l’autre jour sur France Inter où il présentait son livre : le capitalisme des héritiers (une synthèse rapide ici). Fred Bonnaud, ne sait trop comment s’y prendre : le chef de bande se fige alors dans sa grille de lecture antédiluvienne : “mais on a du mal a savoir s’il s’agit d’un livre de gauche ou de droite”. Read the rest of this entry »