(c) AP Photo/Herbert Knosowski – Boston Globe

Lors de mon arrivée à Londres en 1996, je me souviens du choc lorsque j’ai allumé la télévision pour regarder l’Evening News de Channel 4 : le présentateur était noir. Le présentateur du journal télévisé le plus regardé d’Angleterre était noir ! Un choc pour quelqu’un qui vient du pays de Poivre d’Arvor ou de Daniel Bilalian. Après quelques secondes de réflexion j’ai été choqué d’avoir été choqué : en effet je regardais un journaliste faire son travail, rien d’incroyable à cela.

Traumatisé par cette réaction conditionnée par 25 ans de médias.fr, je décidai alors de ne plus les regarder du même oeil. La représentation des minorités à tous les étages de la société.fr est devenu un indicateur révélateur de notre prétendue justice sociale.

J’ai donc suivi avec un intérêt particulier la journée thématique remarquable sur France Culture pour célébrer l’avènement de Barack Obama. Quelques extraits bien sentis du Grain à Moudre de Julie Clarini et Brice Couturier avec ce soir là pour invités Malek Boutih, Bariza Khiari et Laurent Bouvet. Read the rest of this entry »

(c) AP Photo / Alex Brandon – Boston Globe

This is where we are right now. It’s a racial stalemate we’ve been stuck in for years. Contrary to the claims of some of my critics, black and white, I’ve never been so naive as to believe that we can get beyond our racial divisions in a single election cycle, or with a single candidacy – particularly a candidacy as imperfect as my own.

But I have asserted the firm conviction – a conviction rooted in my faith in God and my faith in the American people – that working together we can move beyond some of our old racial wounds, and that, in fact, we have no choice if we are to continue on the path of a more perfect union.

I can’t remember in my whole life a single person embodying so many hopes. Good luck M. President.

Refuser la démagogie pessimiste aurait pu être le titre de ce billet. Dans ce remarquable petit ouvrage, constitué d’entretiens avec Bertrand Richard, la pensée de Lipovestky sur les enjeux de l’hyper-modernité avance avec clarté. Elle  s’oppose avec mesure au radicalisme pessimiste de la tradition intellectuelle française (incarnée ici par les questions fortement orientées de B. Richard), préférant comprendre et analyser les choses telles qu’elles sont plutôt que juger, se vouloir moralisatrice ou encore spéculer sur des dérives forcément totalitaristes.

L’auteur de l’Ere du Vide propose une vision plus subtile et, de fait, moins spectaculaire : “un moindre panache théorique” comme le dit B. Richard dans son introduction.  Bien qu’empreinte d’optimisme, cette pensée reste cependant lucide et sans complaisance, mettant face à face les deux facettes des thèmes sociétaux abordés. L’hyper-consommation, l’éducation, le culte du Nouveau, l’alter mondialisation, la France face à la mondialisation, la technologie face aux idéologies : des extraits passionnants pour vous mettre l’eau à la bouche.  Read the rest of this entry »

Une très belle vidéo de Danakil pour Poni Hoax.

De l’electro-pop 80s racée, grave et désinvolte, légère et désabusée. Dandy quoi, à l’image d’Images of Sigrid, leur second LP sorti cette année. Un peu long et monolithique, frappant le fer de leur new wave de façon quasi obsessionnelle, on pourra lui préférer le 1er LP, dont on a déja fait la promo ici, plus varié et moins intransigeant.

Cela demeure toutefois hautement recommandable. En particulier pour le talent de Nicolas Ker, ses textes, lézardés de poésie fulgurante, et sa voix (filiation Nick Cave, Morrissey garantie). Textes et voix que l’on retrouve aussi chez Diplomatic Shit, Paris ou encore Joakim, sur l’excellent single Lonely Hearts. Textes et voix, enfin, qui surpassent de la tête et des épaules tout ce qui se fait dans cette mouvance de ce coté ci de la Manche et de l’Atlantique.

Le clip est à l’avenant et entrecroise avec délicatesse des thèmes visuels inattendus : nudité androgyne de l’actrice, poisson agonisant et ses branchies, aiguille, peau laiteuse, test de grossesse, bulle de savon géante comme un ectoplasme humide errant dans un aéroport vide. Pour un résultat à l’érotisme cru et chic, désabusé et tragique, incarnant en quelques minutes de beauté saisissante les { vie, mort, fragilité, solitude, absence, questionnement, vulnérabilité, intimité } de l’individu post-moderne.

Meme from Mindapples (via Euan Semple). The five things that keep me mentally well :

  • Make sense : read/listen/watch, think, talk/write/act
  • Love
  • Music : listen to, play guitar, sing, write songs, read about, write about
  • Exercise
  • Be enthusiastic and grateful

Help yourself and give me five.

Happy new year to the whole world.