The Bubble

December 30, 2008

Plutôt que déblatérer des âneries sur un conflit dont la complexité de l’histoire et des enjeux me dépassent totalement, je préfère vous inviter à regarder ce film de Eythan Fox.

Love Story gay entre un palestinien et un israelien, The Bubble est un film pacifiste post-moderne (lire  branchouille et désabusé) à l’issue évidemment tragique. Ramener le conflit au niveau de l’intime demeure une très belle idée même si elle n’est pas nouvelle. Cela permet de faire résonner d’un écho particulier l’absurdité du conflit, l’impossibilité de l’amour et de l’insouciance ; le sort terrible infligé à des innocents pris en otage par les dérapages de l’Histoire, thème éminemment Kunderien.

Porté par les maladresses touchantes et la beauté girl/boy-next-door des acteurs (Daniela Virtzer et Youssef Sweid en tête) le film offre une hyperbole bouleversante sur ce qui se joue aujourd’hui au moyen orient. Une perspective sans complaisance qui passe des 2 côtés du checkpoint.

Le trailer US en cadeau.

Cadeau de noël bien senti : le petit cours d’autodéfense intellectuelle. De multiples techniques pour ne pas se laisser embringuer dans de la manipulation idéologique. Par un auteur qui en profite pour en faire sans la moindre vergogne.

(For the record : Scott Berkun a fait un essai sur un problème identique dans le monde de l’entreprise, sous un intitulé moins pompeux : How To Detect Bullshit.)

Le problème : la furieuse inclination à gauche de l’auteur, le canadien Baillargeon : Noam Chomsky comme horizon de La Vérité, références incessantes aux médias alternatifs, liens vers une surabondance de site alter-mondialistes à l’objectivité pour le moins discutable (Acrimed, Rebelion,rezo.net, plpl, les penelopes, etc …).

Résistons à la tentation de décrédibiliser l’ensemble (remarquablement argumenté) pour un motif difficilement niable de prosélytisme anti-capitaliste. Délestons plutôt ces principes des applications révolutionnaires auxquelles l’auteur nous invite.

Petit extrait commenté sur les stratégies à adopter pour entretenir une attitude critique vis à vis des médias : ne boudons pas le plaisir de retourner ces armes rhétoriques contre les sympathies ostentatoires de l’auteur.

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Totem incontournable de la scène underground de Bordeaux, gérant du mythique El Inca, Milos est lui aussi musicien. Membre du duo post rock Standard Flower Bomb, il travaille en parallèle avec le collectif Iceberg sur un versant plus calme et acoustique : Milos Unplugged. Read the rest of this entry »

I know I’m a bit late on this one. Anyway : if you ever happen to be asked for an example of 00’s specific art form, here is a wonderful example.

Hyper-technological + tongue in cheek + stunning + hilarious + groovy = Amateur by Lasse Gjersten.

God bless youtube.


leonard cohen

Hallelujah set to be a Christmas No 1 and 2 | Music | The Guardian.

My favorite song – ever. Personal favorite versions :

1) Rufus Wainwright

2) Jeff Buckey

3) John Cale

4) Leonard Cohen

God knows I love Leonard Cohen. But no matter how beautiful this song is, his version is just too much.

Anti Somewhere League

December 16, 2008

Puisque l’ami Aymeric nous y invite, continuons donc notre petite analyse de la relation des français avec leur identité socio-culturelle. Aujourd’hui : la part prépondérante de la composante socio-professionnelle dans notre façon de nous présenter. Read the rest of this entry »

En tant que chic type plutôt de gauche, le mépris de nos élites intellectuelles envers la classe moyenne fait partie des nombreux systématismes ataviques de notre société.fr qui m’attristent et me laissent dans une profonde incompréhension. Read the rest of this entry »

Wordclouding

December 5, 2008

Décidément, l’automne est une période peu propice au blogging sur Heavy Mental.

Pour signifier mon retour avec panache : le nuage de mot Heavy Mental grâce à Wordle

Faites en bon usage.

J’ai chroniqué cet album dans un fanzine étudiant lors de sa sortie en 1991.

A l’époque, fasciné par son parfum coriace, j’avais entretenu avec ce disque une relation quasi obsessionnelle, l’écoutant en boucle comme hypnotisé par ce trop plein de vie. Tout ce que j’écoutais d’autre me semblait fade, sans saveur, vide. Rares sont les albums avec lesquels j’ai partagé une telle intimité.

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